La Prairie
par
(Vous pouvez télécharger la totalité de ce document au bas de la page)
PLAIDOYER POUR LA PRAIRIE
Au sujet de la Mise en révision du P.O.S. d’ALÈS en date du :
04 octobre 1992
(Un exemplaire a été adressé à la presse écrite le 20 novembre 1992)
8.5 Hydraulique
ALÈS, ne figure pas sur le "PLAN D’EXPOSITION AUX RISQUES" dont il est tant question aujourd’hui au moment de la catastrophe de VAISON LA ROMAINE.
S’agit-il d’une manifestation d’ignorance, ou d’incompétence de la part des personnes ayant élaboré ce document ?
Nous avons le devoir civique d’alerter, en disant qu’ALÈS, est TRES EXPOSEE aux RISQUES HYDRAULIQUES !
Le dossier mis à l’enquête ne comporte pas le PLAN DES ZONES INONDABLES, donnant à penser qu’il n’y en aurait pas. Cet oubli ne nous semble pas innocent.
N’oublions jamais que la ligne des plus hautes eaux connues (par exemple crues de 1958) se trouve à plusieurs mètres au dessus des quartiers de la ville bordant le GARDON, tant en rive gauche qu’en rive droite.
Cette absence d’un document si important peut être lourde de conséquences en tenant le public ignorant des risques qu’il encourt, et constitue à nos yeux un
La protection assurée par le barrage écrêteur de crues de Sainte Cécile d’Andorge n’est pas de nature à éliminer complètement les risques potentiels.
Les Services compétents de la Direction Départementale de l’Equipement peuvent préciser le taux d’écrêtement à ALÈS, lequel est loin de ce que croient beaucoup d’élus municipaux (et non des moindres) et les populations, qui ont tendance à se croire définitivement à l’abri.
Essayons tous d’éviter d’avoir des réveils tardifs qui seraient très douloureux.
Tous les acteurs de la décision ont une responsabilité, au moins morale, quand il s’est produit une catastrophe :
- ceux qui décident et agissent,
- ceux qui leur permettent "règlementairement" d’agir en se retranchant derrière de lâches "arguments" tels que :
- ce n’est pas de ma compétence (la conscience : que devient-elle ?) ;
- cela ne nous, ou ne me, concerne pas (serions nous indifférents au malheur des autres, est-ce que les catastrophes ne coûtent rien à la collectivité ?).
Quand la sécurité publique est en cause, personne ne peut en conscience s’esquiver !
Nous demandons qu’une étude hydraulique approfondie pour le bassin versant d’ALÈS soit réalisée, intégrant pour :
- LE GARDON, tous les scénarios possibles liés au fonctionnement des barrages existants.
- LA PRAIRIE, toutes les conséquences dues à l’évolution de l’urbanisation, en tenant compte des forts reliefs du bassin versant.
Il est utile ici de noter que, selon des témoignages visuels de personnes du site, lors des pluies importantes de la semaine du 28 septembre 1992, le barrage écrêteur de Sainte Cécile d’Andorge, vide au début de la pluie, se serait rempli en deux heures (?).
Quand l’on sait que la crue de 1958 (dont la période de retour est située nettement au dessous du demi-siècle à ALÈS) s’est reproduite deux fois en moins de quatre jours (le 30 septembre et le 04 octobre), cela nous interpelle fortement.

