Rapport crue septembre 2002
mardi 3 août 2004
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Extraits du rapport (téléchargeable ci-dessous) publié par les Auteurs sur internet, concernant le :
RETOUR D’EXPÉRIENCE DES CRUES DE SEPTEMBRE 2002 DANS LES DÉPARTEMENTS DU GARD, ...
RAPPORT CONSOLIDÉ APRÈS PHASE CONTRADICTOIRE.
Paris, le 27 juin 2003
RAPPORT CONSOLIDÉ APRÈS PHASE CONTRADICTOIRE.
Paris, le 27 juin 2003
IX C 2 Un constat convergent.
Le constat sur ces rivières à fort transport solide qui ressort des études réalisées reste le même : après bientôt dix ans d’interdiction des extractions de granulats en rivière, le bilan consolidé du transport solide reste globalement très déficitaire, même si des rechargements ponctuels peuvent se manifester sur certains tronçons localisés (ruptures de pente, présence d’un obstacle ou d’un verrou hydraulique). Ce constat est d’autant plus préoccupant que les travaux de restauration des terrains en montagne en tête de bassin, la déprise agricole et la fermeture du paysage ralentissent la recharge en matériaux. Les rivières compensent ce déficit en remobilisant les alluvions en place, partout où le lit n’est pas bloqué par des seuils : ainsi de nouveaux secteurs auparavant stables connaissent aujourd’hui des phénomènes érosifs et se retrouvent en déséquilibre.
Tout ceci explique le sentiment d’insécurité des communautés riveraines qui voient des atterrissements de matériaux se former au gré des épisodes de crues sans toujours comprendre que tel banc de graviers n’est que le témoin du transport solide de la rivière et qu’au fil des crues il est composé d’alluvions sans cesse renouvelées. Ainsi les collectivités se croient-elles tenues d’intervenir pour des motifs de sécurité, parfois réels et justifiés par la nature et la proximité des enjeux. Ces interventions sont souvent inefficaces, irraisonnées et de nature à aggraver les phénomènes.
Citons les curages du lit du Gardon effectués sans autorisation par la ville d’Alès après la crue de septembre 2002 et arrêtés à la demande de l’État.

