En Tunisie, puis en Égypte, puis en Libye, puis bientôt en … et en …, le peuple s’est soulevé ou se soulèvera. Personne semble t-il n’a vu venir ces révolutions : cela a du sens ! Ces révolutions ne sont pas islamiques (le peuple le dit clairement), elles ne sont pas sociales (pas de famine généralisée), elles sont provoquées et conduites notamment par la jeunesse et les classes moyennes, en fait par des citoyens cultivés.
Ces révolutions, qui mettent en cause les gouvernements, sont politiques et cela a beaucoup de sens ! Le peuple veut être entendu, et ne plus être dirigé contre sa volonté par des pouvoirs loin de ses préoccupations.
Ainsi, tout cela doit nous conduire à réfléchir et à déterminer quel peut être, ou pourrait être, le déclencheur d’une révolution politique dans un quelconque pays … ?
Quand dans un pays les hommes sont laïques et ne connaissent pas majoritairement la famine, et quand dans ce pays les salariés privés et publics sont moqués, les enseignants démotivés et non écoutés, les policiers et les compagnies républicaines de sécurité descendent dans la rue pour manifester, les magistrats en très grande majorité descendent comme jamais dans la rue pour manifester, les diplomates de haut niveau témoignent anonymement des dysfonctionnements de l’état, les … (on pourrait allonger la liste), et de surcroît quand les gouvernants perdent, par des comportements inacceptables, les uns après les autres toute crédibilité, il est plus que légitime de se poser des questions sur le devenir de ce pays.
Quand ce pays, grandement endetté, vit constamment à crédit, donnant à penser que ce sont les financiers qui orienteraient la politique en lieu et place des représentants du peuple, qu’en est il de la démocratie ? Un créancier n’aurait-il pas une influence réelle sur son débiteur ? Les citoyens surendettés ne sont-ils pas mis sous tutelle ?
Nous voyons donc que toutes les conditions d’un mécontentement politique sont réunies. Dès lors une question vient à l’esprit : quel peut être le degré de tolérance à être moquée, d’une société dite civilisée, suffisamment pour exiger d’être écoutée ? Sachant aussi qu’une révolution politique, comme vérifié ci-dessus, ne s’annonce pas clairement et surprend les observateurs les plus avertis, on est fondé à nourrir quelque inquiétude.
Tout semble apparemment bien calme direz vous ? Et s’il s’agissait du calme qui précède la tempête ?
Donc, une inquiétude non alarmiste et raisonnable apparaît parfaitement justifiée, et doit nous conduire à anticiper sur des événements réputés inattendus ou imprévisibles. C’est pour cela que personnellement j’essaie, bien modestement, d’apporter ma contribution à une réflexion dans la recherche de méthodes pour que les problèmes qui se présentent en perspective, puissent le cas échéant, être affrontés sereinement dans le calme public.
Réfléchissons à ce qui pourrait advenir lors de l’élection présidentielle de 2012, si au second tour nous n’avions pas un choix alternatif acceptable, novateur et porteur d’espérance ? Alors, si rien n’était préparé, comment réagirions nous ? Que pourrions nous faire ?
L’article ci-dessous propose une démarche citoyenne de nature à éviter les désordres en gestation, et à faire évoluer significativement notre démocratie.
Commentaires